Les installations de biogaz et la législation sur la santé et la sécurité au travail

Installations de biogaz et législation en santé et sécurité au travail. Nous le constatons de plus en plus souvent : des digesteurs passés au crible par l’inspection en matière de sécurité et de santé. Tout à fait compréhensible, mais pas toujours agréable. Dans cet article, BaSystemen explique de manière brève et claire :

  • Les dangers liés aux installations de biogaz
  • La réglementation néerlandaise concernant le travail isolé et la détection de gaz
  • Des solutions issues de la pratique

 

Les dangers liés aux installations de biogaz

Le danger principal : le gaz. Il peut s’agir de gaz explosif (méthane) ou de gaz toxique (sulfure d’hydrogène/ammoniac/dioxyde de carbone). Les risques présents ici sont régulièrement comparés à ceux de l’industrie pétrochimique. Nous ne sommes pas là pour juger si cette comparaison est justifiée ou non, mais bien pour partager nos connaissances et aider à trouver des solutions. Les gaz que l’on rencontre autour des installations de biogaz :

Gaz Formule moléculaire Pourcentage
Méthane CH4 30-80%
Dioxyde de carbone CO2 35%
Sulfure d’hydrogène H2S 0-2%
Ammoniac NH3 0-2%
Vapeur d’eau H20 0-2%

Outre les risques d’explosion, de narcose et d’asphyxie, les collaborateurs des installations de biogaz sont aussi souvent confrontés à des espaces confinés. Et tout cela éventuellement en combinaison avec le travail isolé.

Le travail isolé

Les déchets à méthaniser sont rares et coûteux, ce qui ne favorise pas la rentabilité d’une telle installation.
Il arrive donc que l’on choisisse d’assurer seul les services (du soir ou du week-end), ce qui fait apparaître un point supplémentaire dans l’inventaire et l’évaluation des risques (RI&E) : le travail isolé.
Même lorsque plusieurs collègues se trouvent à proximité, mais qu’il n’est pas exceptionnel de rester des heures hors de vue les uns des autres, cela relève du ‘travail isolé’ et un suivi adéquat doit être assuré en cas d’urgence.

La loi néerlandaise sur les conditions de travail (Arbowet) ne mentionne aucune exigence particulière pour les travailleurs isolés. Il y a toutefois une réserve. Les employeurs sont en effet responsables d’un environnement de travail sûr et sain pour leurs salariés. Comme indiqué précédemment, cela signifie pour les travailleurs isolés :

  • Veillez à ce qu’un suivi adéquat soit assuré en cas d’urgence.

Dans la pratique, cela peut être :

  • Travaillez autant que possible à plusieurs, en restant à vue les uns des autres

Si cela n’est pas possible :

  • Donnez à chaque ‘‘travailleur isolé’’ un appareil homme mort doté d’un bouton d’urgence. Celui-ci se met en alarme lorsque la manette d’urgence est actionnée, lorsqu’une chute est détectée ou lorsqu’aucun mouvement n’est détecté pendant une longue période.

Détection de gaz


Comme indiqué précédemment, des gaz dangereux sont présents dans une installation de biogaz, ce qui comporte des risques. Il est donc obligatoire de circuler avec une détection de gaz disposant au minimum des capteurs suivants :

  1. Oxygène (O2)
  2. LIE (gaz explosifs dont le CH4)
  3. Monoxyde de carbone (CO)
  4. Sulfure d’hydrogène (H2S)
  5. Un complément éventuel est l’ammoniac (NH3)

Des solutions issues de la pratique


Chez BaSystemen, nous avons pu proposer à de nombreuses installations de biogaz une solution qui satisfaisait également l’inspection. Pour résoudre les problèmes ci-dessus en une seule fois, nous recommandons souvent le Blackline G7c. Il s’agit d’un appareil qui détecte les gaz mentionnés ci-dessus et qui intègre en même temps des fonctionnalités homme mort pour les situations d’urgence. Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter.

Une fonction intéressante est que l’appareil offre, grâce à une carte thermique (heat map), une vision des environnements à risque. Les points verts y indiquent des valeurs faibles, tandis que les points rouges caractérisent des valeurs de gaz élevées.