L'industrie chimique en particulier, mais aussi par exemple l'industrie alimentaire ou même les exploitations agricoles, sont confrontées au risque d'explosion. Dans cet article, BaSystemen décrit de manière brève et concrète :
- Les bases d'une explosion
- La réglementation néerlandaise relative à la mesure du risque d'explosion
- Les possibilités d'alerte précoce
Les bases d'une explosion
Lors d'une explosion, une très grande quantité de matière combustible brûle d'un seul coup, ce qui provoque souvent un incendie. La matière combustible peut être un gaz : on parle alors d'explosion de gaz. Mais elle peut aussi être un nuage de particules de poussière qui s'enflamme : on parle alors d'explosion de poussières. Les gaz fréquemment impliqués dans une explosion figurent dans le tableau ci-dessous. Pour les poussières, le risque n'est pas toujours simple à évaluer.
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Gaz |
Plage d'explosivité |
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Méthane (composant principal du gaz naturel) |
4,4 – 16% |
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Hydrogène |
4,1% – 74,8% |
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Propane |
2,1% – 9,5% |
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Essence |
1,4% – 7,6% |
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Diesel |
0,6% – 6,5% |
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Butane |
1,8% – 8,4% |
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Kérosène |
0,6% – 4,9% |
La limite inférieure d'explosivité des poussières est plus difficile à fixer noir sur blanc. La poudre de lait, la poudre de céréales, la farine, la poussière de bois, la poudre métallique, le sucre, les épices, etc. existent généralement sous différentes compositions. Vous trouverez la limite d'explosivité dans la documentation de sécurité de la substance concernée.
Une explosion nécessite trois éléments de base, repris ci-contre dans le triangle du feu. À savoir :
1) Combustible
Il doit à tout moment y avoir suffisamment de combustible pour provoquer un incendie. Le gaz naturel peut brûler sans exploser immédiatement, comme sur une cuisinière à gaz. Pour cela, il faut atteindre la limite inférieure d'explosivité indiquée dans le tableau ci-dessus. Mais attention : il ne doit pas non plus y avoir trop de gaz combustible. C'est ce que l'on appelle la limite supérieure d'explosivité, également indiquée ci-dessus.
2) Température
La température d'inflammation est la chaleur minimale nécessaire pour enflammer une substance. Pour le méthane, elle est par exemple de −188 °C. Chaque gaz possède sa propre température d'inflammation.
3) Oxygène
Le troisième facteur nécessaire à une combustion est l'oxygène. En prenant le méthane comme exemple, la réaction qui se produit alors est : 2 O2 + CH4 -> 2 H2O + CO2.
(4) Source d'inflammation + réaction en chaîne
S'il manque l'un des éléments ci-dessus (ou s'il est supprimé), rien ne se passe. Lorsque les trois sont présents, une étincelle, une flamme ou une autre source d'inflammation suffit à provoquer un incendie ou une explosion : la réaction mentionnée au point 3 se produit alors et, puisqu'il y a désormais une flamme, se poursuit à une vitesse fulgurante.
Le risque d'explosion dans la réglementation néerlandaise du travail
La directive 1999/92/CE (également appelée ATEX 153) énonce les obligations relatives au risque d'explosion. En résumé :
- Les dangers liés aux atmosphères explosives et les risques particuliers qui peuvent en découler sont évalués dans leur ensemble et consignés par écrit dans un document relatif à la protection contre les explosions.
- S'il est permis de supposer que l'atmosphère d'un lieu ou d'un espace contient des substances en quantité telle qu'il existe un risque d'asphyxie, de narcose, d'intoxication, d'incendie ou d'explosion, le travailleur ne peut se trouver dans ce lieu ou cet espace que s'il ressort d'un contrôle que le danger n'est pas présent.
- L'employeur responsable du lieu de travail coordonne la mise en œuvre de toutes les mesures de sécurité et de santé.
Les zones ATEX doivent donc être clairement cartographiées et clairement signalées. Il est également interdit d'y utiliser des équipements qui ne sont pas antidéflagrants. On distingue trois zones. À savoir :
- Zone de danger 0 ou 20 : équipements de catégorie 1 ;
- Zone de danger 1 ou 21 : équipements de catégorie 1 ou 2 ;
- Zone de danger 2 ou 22 : équipements de catégorie 1, 2 ou 3 ;
La règle est la suivante : plus le chiffre est élevé, plus la probabilité ou la durée d'une atmosphère explosive est faible.
Les explosions de poussières peuvent être encore plus puissantes que les explosions de gaz. Il est donc recommandé que les sites de production ou de stockage de farine, de céréales, d'aliments pour bétail, de poudre de lait, de poussière de bois, de poudres métalliques, etc. cartographient et contrôlent les risques de survenue d'une explosion de poussières. La force de la première explosion peut en effet soulever davantage de poussière, ce qui permet des explosions secondaires. Il en résulte une réaction en chaîne dans laquelle les explosions secondaires successives sont généralement bien plus violentes que l'explosion primaire. Les explosions secondaires peuvent ainsi traverser tout un bâtiment à grande vitesse.
En présence de particules inférieures à 500 um, il peut y avoir un risque d'explosion de poussières. Dans la plupart des cas, une couche de poussière de 0,1 mm d'épaisseur suffit déjà à créer un mélange poussière-air explosif. Une règle pratique de l'inspection du travail néerlandaise (ISZW) est donc qu'un risque d'explosion de poussières est présent dès que l'on peut voir ses empreintes de pas sur le sol.
Détecteurs d'explosivité (gaz et poussières)
Comme indiqué précédemment, un travailleur ne peut – lorsqu'il existe un risque d'incendie ou d'explosion – se trouver dans cet espace que s'il ressort d'un contrôle que le danger n'est pas présent. C'est pourquoi on nous demande souvent des équipements de mesure permettant de détecter précocement des niveaux d'explosivité faibles.
Pour le gaz, plusieurs possibilités existent. Quatre options couramment utilisées sont citées ci-dessous. Tous les appareils sont certifiés ATEX et ne constitueront pas une source d'inflammation en atmosphère explosive.
- Détecteur portable mono-gaz ou multigaz avec capteur LIE
- Détecteur multigaz avec pompe pour l'inspection ou la libération de zones à risque
- Surveillance de zone déplaçable avec fonction d'alerte par SMS ou e-mail
- Détection ponctuelle fixe pour la surveillance continue des zones ATEX.
Pour la mesure indicative des poussières, il existe le Microdust Pro 2. Il s'agit d'un moniteur de poussières indicatif doté d'une large plage de mesure, tant pour la quantité de particules que pour leur taille. Pour toute demande spécifique, n'hésitez pas à contacter nos spécialistes.